La plupart des écrans de décor sont des vidéos en boucle. On les reconnaît à la troisième minute : le même avion repasse, la même alerte se rejoue, et le décor cesse d'exister. Ici, le fond est réel — les côtes, les aéroports, les avions qui volent en ce moment — et seule la mise en scène est fictive.
Vrai fond, faux décor
La carte est celle du monde : côtes Natural Earth au 50 m, projection Mercator, aéroports réels avec leurs codes ICAO. Les avions sont les vrais, leurs positions rafraîchies toutes les cinq secondes environ suivant la fenêtre de vue, avec extrapolation entre deux mises à jour pour que le mouvement reste fluide. Cliquez un appareil : son datablock s'ouvre, crochets compris.
Tout le reste est du décor assumé — waypoints, balises, secteurs, roses de cap, cellules météo, codes fantômes : générés procéduralement sur tout le globe. C'est la couche qui fait « centre de contrôle » sans prétendre être un outil de navigation.
Tenir des heures
Un écran de décor tourne toute la journée, sans personne devant le clavier. Le plus gros du travail n'est donc pas dans le dessin, il est dans ce qui l'empêche de se dégrader :
- Anti burn-in — dérive d'image imperceptible, de l'ordre de 8 px sur sept minutes : rien de visible, mais assez pour ne rien marquer sur une dalle.
- Repli automatique — après trois échecs de l'API de trafic, la scène bascule seule en simulation. Le spectateur ne voit pas la différence, l'exploitant non plus.
- Fondu de bord — un contour noir irrégulier mange les bords, ce qui masque les limites de projection et les recouvrements de vidéoprojecteurs.
- Watchdog de rendu et curseur masqué hors interaction : la scène redémarre son propre rendu si elle se fige, et rien ne trahit qu'il y a un navigateur derrière.
- Lisibilité de loin — 4K natif par défaut, taille des symboles et échelle d'interface réglables selon la distance de lecture.
Tous les réglages sont mémorisés d'une session à l'autre : on installe une
fois, on rallume et l'écran revient exactement dans l'état voulu. Une URL du type
?lat=41.9&lon=8.7&zoom=2 suffit à cadrer la vue au démarrage.
Ce que ça permet
Un visiteur qui reconnaît sa ville, ou qui cherche le vol de sa sœur, trouve quelque chose. C'est ce qui sépare un décor d'un fond d'écran.
HIJACK pour le thriller, ÉPURÉ pour le corporate, AMBRE pour le rétro — avec effets CRT et glitch activables.
Ajouter un vol, le mettre en alerte, lui coller un squawk 7700 clignotant : trois lignes, au top d'une conduite.
La caméra dérive lentement d'aéroport en aéroport et marque une pause à l'arrivée ; toute manipulation humaine l'interrompt aussitôt.
Se le jouer
La démo expose une petite API dans la console du navigateur. C'est ce qui permet d'accrocher la scène à une conduite de spectacle : au top, l'appareil de la fiction apparaît, part en alerte, et le reste du ciel continue de vivre autour de lui.
radar.add({callsign:'AF447', x:0, y:0, heading:45, speed:14})— faire entrer un vol de fiction dans le ciel réel.radar.alert('KA29', true)— le passer en rouge, traînée comprise.radar.squawk('KA29', 7700)— code d'urgence clignotant.
Et sans qu'on demande rien, la scène joue déjà ses propres incidents : deux appareils qui se rapprochent trop déclenchent un STCA — datablocks rouges clignotants et liaison pointillée avec la distance en milles nautiques.
Ouvrir le radar › Réseau requis pour le trafic live · glisser pour se déplacer, molette pour zoomer.
