Un écran de décor qui ne répond pas reste une image. Un écran qui répond devient un accessoire de jeu : un comédien tape dedans, un visiteur l'explore, un régisseur le pilote au top. MERIDIAN est le terminal d'archive d'un bunker, et il fonctionne.
Essayer la démonstration
Le terminal s'allume dans le navigateur, sans réseau et sans code d'accès. Touches 1 à 8 pour les services, flèches pour feuilleter, et Échap pour revenir au sélecteur depuis les autres systèmes.
C'est un spécimen de décor, pas un logiciel en rayon. Le bunker, son registre et ses services sont inventés pour la démonstration. Pour un lieu, on réécrit le monde : les noms, les objets, les niveaux, et ce que le visiteur doit trouver. Les cotes du poste et les durées données plus bas sont des cibles, à vérifier sur pièce.
Quatre systèmes, un seul bunker
Au démarrage, la machine fait sa séquence : contrôle mémoire, sceau cryptographique, logo, chargement des niveaux supérieurs. Un clic l'abrège. Puis, comme un vieux BIOS, le moniteur propose quatre systèmes, et démarre seul le premier au bout de huit secondes si personne ne choisit.
MERIDIAN OS est l'environnement fenêtré. MERIDIAN/TTY est le même monde en télétype, tout en caractères. MERIDIAN/VEC en fait une épure au trait, la coupe du silo devenue cadran gradué. MERIDIAN/OBS est le mur d'observation : un paysage mort, tramé, six caméras dont deux ne montrent plus que de la neige.

Lisible sur un vrai tube
MERIDIAN sait sortir en 640 × 480 pour un moniteur cathodique. Jusqu'ici, il y tassait ses quatre fenêtres, et le texte tombait sous les neuf pixels : sur le verre, un trait d'un pixel fait 0,4 mm, et le halo du phosphore le mange.
La sortie tube est maintenant composée pour le tube. Une grille stricte de 64 caractères sur 24 lignes, en cellules de 10 × 20 pixels, où texte, cadres et jauges tombent chacun dans une case. Deux fenêtres au plus : celle qu'on lit, et l'état du poste en voisine étroite. La fonte est VT323, dessinée d'après le DEC VT320, avec un trait de deux pixels qui tient dans le halo.

La hiérarchie ne passe plus par des gris. Un pixel est allumé ou éteint : la fenêtre active s'écrit en vidéo inverse, ce qui doit se lire de la salle passe en double hauteur, et le reste se lit assis. L'ambre ne sert plus qu'au judiciaire : une habilitation, une relique, un scellé rompu, une tentative consignée. La jauge thermique et le bouton RECHERCHER sont repassés au vert.
- Tube 14″
- Image de 264 × 198 mm, une ligne de 0,41 mm de verre
- Corps
- Capitale de 13 px, soit 5,4 mm : 28′ d'angle au poste
- Double hauteur
- 26 px, soit 10,7 mm : 18′ d'angle à 2 m
- Repère
- ISO 9241-3 : 16′ au minimum, 20 à 22′ recommandés
Le corps du texte ne passe pas le minimum à deux mètres, et c'est voulu : il se lit au poste, à 65 cm. Seule la double hauteur est faite pour la salle. Ces valeurs sont des cibles, à confirmer sur un vrai tube.
Le registre des scellés
C'est le module qui raconte. Le Pacte saisit les objets du monde d'avant, les photographie et les tient au secret. Chaque scellé a désormais sa fiche du Pacte : des libellés imprimés, des réponses tapées à la machine, et une prise de vue à plat, tramée, où l'objet se reconnaît. On lit l'heure à laquelle la montre s'est arrêtée.

- Un registre, une source. Les 52 scellés sont écrits une fois et lus par les quatre systèmes. Le 2444 est la même photographie pliée partout.
- Des cotes vraies. Une montre de gousset fait 51 mm, un billet 140 × 72. La règle posée sous la photo est à l'échelle.
- Le statut fait la couleur. Relique interdite et sous séquestre relèvent du judiciaire, donc de l'ambre ; un objet consultable reste au vert.
- La demande laisse une trace. Demander la consultation d'une relique l'inscrit au journal du poste, adressée au judiciaire.
Les services 05 à 08 se réveillent
La barre promettait huit services et en ouvrait quatre : les quatre autres affichaient une roue et la mention « en veille ». Ils sont câblés, dans la même grille et le même chrome, chacun avec une seule idée de mise en scène. Dans l'OS fenêtré ils s'ouvrent dans une fenêtre, en sortie tube ils prennent l'écran.
Trente secondes, c'est le temps qu'un comédien commente l'attente, ou qu'un visiteur la subisse. Il n'y a pas d'alarme : c'est l'ordinaire de ce poste, et c'est précisément ce qui glace.
Le son du disque
Le lit sonore n'est pas une synthèse : c'est l'enregistrement d'un vrai disque dur, trente secondes en mono, joué en boucle. Un disque de synthèse s'entend tout de suite ; le vrai a des irrégularités qu'on n'écrit pas.
Le reste est du routage. Chaque déplacement de tête, à chaque commande ou à chaque scellé feuilleté, et le crépitement d'une analyse de secteurs sont des modulations du volume de cet enregistrement. Seuls les clics de touche et les bips sont synthétisés.
Le poste en décor
MERIDIAN sait sortir sur un vrai tube, et il lui manquait le meuble qui le porte. Le voici dessiné : une console d'acier, le tube à hauteur d'yeux assis, sous une visière qui garde le verre à l'ombre des plafonniers. Le clavier sort d'un tiroir ; rentré, le poste redevient un meuble.
Quand le lieu n'a qu'un écran plat, l'effet tube s'arrête net au bord de la
dalle. On pose alors devant elle une tôle découpée aux coins arrondis, et la démo
cale dessus une vignette. Le calage se fait à la mire : ouvrez
?masque, décalez aux
flèches, réglez la taille avec + et − et l'arrondi avec
[ et ], puis validez. Le poste s'en souvient.
Pensé pour la salle
Le visiteur navigue seul : il fouille le registre, ouvre un niveau, tape une commande, appelle la surface. Il trouve ce qu'il cherchait, ou tombe sur autre chose.
1080p et 4K pour un écran de régie ou une projection ; 640 × 480 sur la grille de 64 × 24 pour un moniteur cathodique. Forçable par l'adresse, pour capturer à l'identique.
Dérive anti-marquage d'environ six pixels sur sept minutes, curseur masqué, et une démo automatique qui reprend la main quand plus personne ne touche au clavier, sur l'OS fenêtré comme sur le tube.
Une poignée de fonctions exposées dans la console pour ouvrir un service, déclencher l'activité du disque ou lancer l'appel surface au top d'une conduite.
La veine
La référence assumée est la série Silo : une administration souterraine qui documente tout, y compris ce qu'elle voudrait oublier. D'où le phosphore vert, la trame, les cadres imbriqués, et l'idée qu'un objet du monde d'avant est catalogué, photographié, autorisé ou non. L'ambre, chez nous comme à l'écran de la série, c'est l'administration qui juge.
Techniquement, tout tourne dans le navigateur, sans dépendance ni réseau. Les seules ressources à part sont l'enregistrement du disque et trois fontes libres, hébergées avec la démo : une machine de décor ne doit rien attendre de personne pour s'allumer.
Parlons de votre lieu
Un terminal de décor se réécrit pour son monde : ses noms, ses objets, ce que le visiteur doit y trouver. Le plus simple est de nous raconter l'histoire.
