Le débit d'une attraction ne se joue pas sur le parcours : le parcours, lui, dure exactement ce qu'il dure. Il se joue sur les vingt secondes de quai — et sur la capacité d'un opérateur à composer, de tête, un train complet à partir de quatre files qui n'avancent pas à la même vitesse. APM prend cette charge à sa place.
Ce qui se passe vraiment en gare
Quatre files arrivent en même temps : PMR, Express, Standard, Single Rider. Chacune a sa priorité, et le train qui entre en gare a ses contraintes propres : certains véhicules sont équipés PMR, d'autres non — et sur un équipé, les places PMR sont à l'arrière, par deux. Ajoutez deux sièges condamnés le matin même, une famille de cinq qui ne veut pas se séparer, et des sièges orphelins au milieu du train.
Tout cela se décide en quelques secondes, à voix haute, pendant que le train précédent freine. C'est un exercice d'optimisation sous contrainte — et on le confie à la mémoire d'une personne qui fait ça depuis six heures.
Ce que fait le pupitre
APM compose le train-load suivant pendant que le train est encore en parcours. Il brasse les files par priorité (PMR → Express → Standard), garde une réserve de single riders pour combler les trous, et sort une affectation siège par siège. Puis il l'annonce : le portillon concerné s'allume, et le signage public affiche la seule chose que le visiteur ait besoin de savoir — « Avancez · rangée 4 ».
- Priorité PMR — toujours à l'arrière, deux places, uniquement sur véhicule équipé. Sur un train non équipé, le groupe est retenu pour le prochain équipé, sans négociation de quai.
- Single riders — ils ne font pas la queue pour rien : ils servent à fermer les trous que le brassage laisse.
- Sièges condamnés — un clic, le siège sort du placement et la capacité se recalcule.
- Plusieurs trains suivis — blocs GARE / MONTÉE / PARCOURS / FREINAGE : la gare se met à jour à chaque rotation, et le pupitre sait déjà si le prochain véhicule est équipé.
Ce que ça change
Chaque place non pourvue est un visiteur de moins par heure, toute la journée. Le brassage se calcule pendant le parcours, pas pendant l'embarquement.
La règle est tenue par le système, pas par la bonne volonté du quai : la place arrière est réservée d'office sur le prochain véhicule équipé.
L'opérateur arbitre les cas humains — une famille, une poussette — au lieu de tenir le plan du train dans sa tête.
Pas d'appel au micro, pas de comptage : un numéro de rangée sur un écran, lisible de la file, dans la langue du parc.
Le spécimen
La démo est un mockup complet et jouable : pupitre opérateur d'un côté, signage de gare de l'autre. Trois vues — Duo (console + gare), Console seule, Gare seule en plein écran pour simuler l'écran public. Deux modes : Auto, où le plan se joue tout seul (utile en rendez-vous), et Manuel, où l'on avance pas-à-pas comme un opérateur.
Sous le capot : un seul fichier HTML, zéro dépendance, zéro CDN, générateur pseudo-aléatoire seedé pour que la même démo rejoue la même journée. L'esthétique est volontairement sobre — un pupitre de supervision ne se regarde pas, il se lit.
Ouvrir le pupitre › Astuce : bascule Auto pour laisser le plan se dérouler seul.
